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Au fil de l'Aisne
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EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS 1889. La galerie des machines dans l'ombre de la Tour Eiffel

 

L'exposition universelle de 1889 à Paris a eu un succès mondial retentissant grâce à la tour la plus haute du Monde. La Tour Eiffel.

Mais

Il ne faut pas oublier le palais ou la galerie des machines

Expo Paris 1889 La galerie des machines
Angle de l'avenue de la Bourdonnais et de l'école militaire au Champ de Mars

 

Extrait du livre Causeries scientifiques de l'exposition universelle 1889   Henri de Parville

"Le palais des machines est un véritable temple élevé en l'honneur de la métallurgie et de l'architecture moderne. Nous sommes à l'aurore d'un autre âge industriel, de l'âge de fer, et surtout de l'acier; l'emploi du métal va amener des transformations profondes dans l'établissement des grandes constructions. On adopte de plus en plus les longues portées et les dimensions géantes. 
Sept millions de kg de fer rivés, montés et levés en quelques mois! Après cette oeuvre de Titan, il sera sans doute permis de dire que les grands arceaux de fer de la galerie des machines sont de véritables arcs de triomphe élevés à la gloire de notre industrie nationale.
"  

Le poids de ce  mastodonte dépassait celui de la tour Eiffel. 7 400 tonnes pour l'armature

Les arceaux de la galerie s’élevait à 45 m du sol pour une portée de 115 m sans aucun point d’appui intermédiaire. Du jamais vu dans de tels dimensions.

La littérature sur l’exposition citait le palais des machines comme monument unique au monde et  que personne pouvait admettre que ce chef d’œuvre ne puisse durer que 6 mois. Pour l’exposition universelle de  1900, le palais des machines avait été consacré à l’agriculture, l’alimentation et une salle des fêtes. Malheureusement comme tous les bâtiments des expositions successives, il a été  démoli en 1909.

 

Caractéristiques

Dimensions : 420 m de long, 115 m de large
Surface : 48 300 m2.   77 300 m2 avec le 1er étage
1er étage sur la périphérie de 15 m de large  à 8 m du sol
Matériaux : Fer et 35 000 m2 de surface vitrée
Concepteur : Ferdinand Dutert
Début   des travaux : 5 juillet 1887 
(Fin des fondations: 21 décembre 1887)

Pose de la 1ère ferme: 20 avril 1888 ( Charpente métallique terminée début septembre 1888)
Moyenne d’ouvriers pour la construction de la charpente métallique : 250

 

 La construction



Les fondations      
Le sol du Champ de Mars était très bouleversé sachant qu'il s'agissait d'un terrain appartenant à l'armée, de nombreuses fêtes et expositions s'y sont déroulées.
La galerie des Machines reposaient sur 20 piles de chaque côté sur la longueur,  les fondations étaient différentes suivant la nature du sol
Suivant l'épaisseur de la couche de graviers, pour certaines piles, la dimensions était de 7m sur 3.50m et 3.50m de hauteur. Pour d'autres le trou faisait 11.20m sur 6.50m. Lorsque la couche de graviers ne dépassait pas 50 cm, il avait fallu poser la semelle de béton sur des pilotis. Dans ce cas 28 pieux de 33 cm de diamètre de 9 à14 m de long était enfoncés dans le sol à l'aide d'une sonnette à vapeur. 

Fondations sur mauvais sol

Coupe de fondations sur pilotis

Coulage du béton

Expo 1889 Paris Fondations Palais des machines

La charpente métallique
Deux sociétés ont réalisé la charpente métallique avec deux procédés différents:
La Compagnie Fives-Lille et la Société des Ets Caille.
Les fermes reposaient au sol  sur des simples plots de béton et acceptant une rotation lors du montage (1).
A la jonction au sommet se faisait avec des petits rouleaux d’acier s’ouvrant ou se fermant au gré des températures. (2)
Une ferme pesait 196 tonnes.

Arc de levage d'un pied d'une ferme
1

Jonction de deux fermes
2

Articulation au sommet
2

Levage d'une ferme

 

Nombreux échafaudages

Echafaudages de montage. Système Fives-Lille

Levage des grandes fermes

Levage par rotation de la base. Système Fives-Lille
1

Montage des fermes

 

Les charpentiers, peintres, décorateurs

Echafaudages funiculaires des peintres vitriers

Echafaudage mobile Charpentiers, peintres décorateurs

Différentes vues de la construction

Charpente au 1er étage

Terrasse périphérique du 1er étage

Travaux en septembre 1888

Vue de la plateforme de roulement des grues

Vue du haut échafaudage

Travaux au 1 décembre 1888

 

 

Pont roulant

Pont roulant

Des escaliers et ascenseurs desservaient un 1er étage de 15 m de large sur toute la périphérie de la galerie.
Mais l’aménagement le plus spectaculaire était les 2 ponts roulants, parallèles l’un à l’autre parcourant une longueur de 300 m.
D’une longueur de 18 m sur 4.25 m ils pouvaient transporter 150 à 200 personnes qui voulaient s’épargner une grande fatigue avec cette promenade aérienne d’une durée de 10 mn.
Ces ponts ont surtout eu une grande utilité pour la mise en place des matériels lourds et encombrants  lors de  l’aménagement et le démontage de l’exposition.

 

Chocolaterie Lombart
Chocolaterie Lombart

Comptoir de vente
Comptoir de ventes

 

 

Ascenseur et pont roulant

 

 

 

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